Initiative

Gouvernance et alimentation: des clés et des concepts

MONDE

Pertinence et limites du concept de souveraineté alimentaire pour l'émergence et la mise en oeuvre de politiques agricoles et alimentaires responsables, solidaires, et articulées aux niveaux local, national, régional et mondial

 

Porteurs de l'initiative:

CERAI, Espagne et Denis Pommier.

Il s’agit de promouvoir une réflexion et un débat sur le concept de Souveraineté alimentaire, sa pertinence et ses limites au travers de:

  • La réalisation d’une première note de problématique mettant en lumière les points de débat clés sur les questions de souveraineté alimentaire.
  • Le recueil d'une série de contributions écrites collectées auprès de personnes ayant, au niveau international, une réflexion et une expérience sur ces questions.
  • A partir de ces contributions seront réalisés un document et une note de synthèse.
  • La mise en place d'un atelier de validation du contenu du document.
  • La mise en forme du document final dans le but de l’éditer et de le mettre en ligne.

Onze ans après la Déclaration du Sommet mondial de l’Alimentation de Rome, dans laquelle fut défini le concept de sécurité alimentaire ; et alors que la production alimentaire mondiale est suffisante pour nourrir correctement l’ensemble de l’Humanité, il est nécessaire de continuer à s’interroger. On observe en effet une nette aggravation de la situation alimentaire de plus de deux milliards d’êtres humains. La moitié de cette population a faim, notamment les paysans-producteurs vivant dans des pays où les inégalités sont les plus fortes ; et l’autre moitié souffre d’obésité conséquence d’une suralimentation, principalement dans les pays où le revenu moyen est élevé.

L’apparition du concept de "souveraineté alimentaire", contestataire de l’ordre alimentaire mondial et choisi comme slogan par le mouvement alter-mondialiste, permet-elle de mieux éclairer les enjeux?

La souveraineté alimentaire est souvent définie comme "le droit de chaque peuple à décider de sa politique agricole et alimentaire en fonction de la satisfaction optimale de ses besoins". Poussée à l’extrême, cette définition érige l’auto-suffisance alimentaire en objectif prioritaire des politiques économiques et sociales nationales.  Mais au-delà de son rôle de perturbateur - fonction salutaire et nécessaire tant que le scandale de la faim et de l’obésité se poursuivent - le concept de souveraineté alimentaire pose de nombreuses questions.

  1. Est-il souhaitable de traiter la question alimentaire à la seule échelle des nations?
  2. Doit-on s’opposer au commerce international des aliments et prôner le repli sur sa propre culture alimentaire nationale?
  3. L’auto-suffisance alimentaire est-elle possible partout?
  4. Quels enseignements devons-nous tirer des politiques agricoles nationales menées jusqu’à nos jours, alors que la crise alimentaire mondiale s’amplifie?
  5. Que font ces pays qui proclament haut et fort leur attachement à la souveraineté alimentaire pour que leurs propres paysans, producteurs d’aliments, puissent sortir de la misère?
  6. Quelles articulations entre les différentes échelles – locale, nationale, régionale et mondiale – sont nécessaires pour mieux nourrir l’humanité?

Face à ce défi du droit à l’alimentation pour tous, la construction d’une gouvernance mondiale légitime et efficace est une tâche prioritaire et urgente. Face à des inter-dépendances croissantes entre les sociétés, et entre l’humanité et la biosphère, il s’avère nécessaire de construire des régulations appropriées à tous les niveaux. Les régulations actuelles ne sont pas à la hauteur des problèmes à résoudre. La faible légitimité des institutions existantes, ainsi que leur efficacité parfois contestable, n’incitent guère à renforcer leurs pouvoirs. Un énorme effort d’imagination et d’innovation est absolument nécessaire.

Plusieurs pays ont déjà, ou sont sur le point d’inscrire la souveraineté alimentaire dans leur Constitution. Débattons donc sur la nature et les modalités de la mise en œuvre de nouvelles politiques alimentaires et agricoles pour répondre aux défis du XXIe siècle.

Documents d'intérêt:

Cette initiative donne lieu à un travail de documentation approfondi:

  • 17 livres « fondamentaux » collectés depuis début 2008
  • 12 films et courts-métrages visionnés
  • collecte de 100 nouveaux signets Internet s’ajoutant aux 700 existants
  • 170 documents électroniques s’ajoutant à une collection de plusieurs centaines de rapports et d’ouvrages.

Relations avec d'autres alliés: 

CAFOLIS, processus de la Constituante en Equateur
AGTER, réflexion sur le lien entre questions foncières et alimentation

Synergie avec d'autres initiatives:
Chantier régulation locale de l'accès aux ressources naturelles

Forum mondial des producteurs de cultures dites illicites

 

Le saviez vous?

La gestion en bien commun constitue aujourd’hui un patrimoine millénaire de connaissances citoyennes, de savoir-faire et de formes d’organisation et de régulation qui se projettent vers l’avenir - Voir la rencontre de Guérande. Lire+

Agenda

RENCONTRE PUBLIQUE SUR LES BIENS COMMUNS

Pour la Transition, une économie du partage de la connaissance et des biens communs.

OBJECTIF PLANCTON

Action de science participative originale menée à Brest et à Lorient en partenariat avec Plancton du Monde.

AMENAZAS PARA LA PESCA EN EL MEDITERRÁNEO

24 de mayo 2014: visita y charlas en Vinaroz, región de Valencia.