Le saviez vous?

L'argent dette un film de Paul Grignon La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.
D'ou vient tout cet argent ? Comment peut-il y avoir TANT d'argent à preter ?
La réponse est... qu'il n'y en a pas. Un film résolument pédagogique à voir chez Vimeo

Imprimer la page Informer un ami Agrandir la police Reduire la police
Editorial

Un espace pour l'innovation dans la formation à la citoyenneté et au leadership

Manifestation de soutien au mouvement étudiant qui se manifeste huit mois pour une éducation gratuite, sans but lucratif et de qualité au Chili. 6 novembre 2011, Santiago, Chili.
@almedio

 

Aujourd'hui, la production de savoirs au service du développement et de sa gestion est un des enjeux cruciaux pour réussir l'assimilation de la notion de “développement durable” dans une société moderne. Jusqu'à présent, le savoir semble avoir été un outil au service des courants politiques et financiers dominants. Nous parlons ici des courants qui ont, avec plus ou moins de succès, peu à peu accru leur influence sur toutes les sphères de nos vies et dont les intérêts ont modelé le commerce et le marché. En somme, les universités et autres hauts lieux d'étude n'ont apporté qu'une infime – voire inexistante – contribution tant aux changements exigés par les problématiques nées au XXe siècle, qu'aux défis auxquels se trouve confronté le XXIe siècle. Il est coutume de dire que la complexité de la modernité, alliée à la réalité changeante de la globalisation, rendent difficile la création de voies réalistes, réalisables et adaptées aux changements pressentis ou demandés par les sociétés. Ni la science, ni la technologie ne satisfirent les attentes projetées individuellement ou collectivement par les individus. De plus, elles ont contribué de manière indirecte à l'importante ségrégation dans laquelle nous vivons actuellement. La principale revendication des Indignés en Europe, revendication à laquelle se sont ralliés des individus de tous les continents, exprime une lassitude face au système social, politique et environnemental, lassitude qui fait peser sur les épaules de l'humanité ses propres externalités négatives.

Dans ce contexte de crise, mais aussi de réveil des citoyens – citoyens qui ont été pendant des décennies endormis et tenus en silence par le règne du marché -, l'action citoyenne est en train de s'installer comme un pilier fondateur des changements planétaires. Les individus commencent à utiliser les mêmes instruments qu'utilise la ségrégation sociale pour atteindre son contraire : l'intégration, l'entente entre les hommes, la communication horizontale, transformant leurs réclamations en aspirations pour un monde différent et meilleur.

Depuis la proposition d'une Université Internationale Terre Citoyenne, depuis son itinéraire pédagogique, jusqu'à sa création légale en 2011, nous faisons notre possible pour que la gestion du savoir humain retrouve son visage perdu, que la science et la technologie rejoignent le savoir populaire et le faire politique, qu'ensemble ils redeviennent des instruments de réinterprétation du rôle de l'Humanité dans un monde en perpétuelle évolution. L'expérience est conduite depuis le cœur des mouvements sociaux vers l'extérieur, vers la diversité culturelle et la complexité.

La plus grande critique envers le système de formation actuel concernerait peut-être sa perte d'éthique et sa reconnaissance, non plus de la « valeur » de l'autre, mais de son « prix ». Cette perte de reconnaissance a fait de nous des individualistes et des consuméristes. Les bases rationalistes jetées par la science ont impulsé une augmentation de l'efficience et de l'efficacité des processus, laissant de côté la dimension humaine et humaniste de l'éducation et de l'intégrité de la personne. De nombreux économistes contemporains avancent que la formation et l'éducation doivent être mises au service de la concurrence et faire en sorte de créer de nouveaux espaces de bien-être, dans un contexte où chacun lutte pour être meilleur que l'autre.

L'UiTC se fonde sur une démarche éthique. La vie est un bien de grande valeur, l'individu et son entourage sont les acteurs de changements personnels et collectifs, l'intelligence collective est utilisée comme méthode d'apprentissage et de transformation.

Sur le plan international, la prolifération, l'intensité, la rapidité, la force d'impact des flux, interactions et réseaux globaux, contraignent les pays à questionner les liens entre éducation et politique, économie, société et culture. Dans le même temps, le développement d'un système technologique, de systèmes d'information et de télécommunications, facilite ces processus et engendre de nouveaux contextes dans lesquels la formation des personnes va devoir se mettre en œuvre. Pour le moment, la conséquence la plus significative de cette double mutation, est un ensemble de déséquilibres qui créent une immense brèche dans les savoirs. Cet état de fait ne peut être occulté lors de l'élaboration d'expériences de formation par l'UiTC, et doit trouver un écho dans son appréhension des phénomènes actuels.

Qui dit globalisation dit interconnexion croissante des activités sur le plan international. Cela explique que certains évoquent une accélération des interdépendances aux conséquences imprévisibles d'un lieu à un autre ; de compression spacio-temporelle et de fonctionnement en temps réel et à l'échelle planétaire de certains domaines. De tout ceci découle, dans le domaine politique, un affaiblissement de la distinction entre interne et externe, l'apparition de nouveaux régimes de souveraineté, la redéfinition des fonctions de l'État-nation. Le questionnement de la légitimité des gouvernements se déplace doucement vers un questionnement de la « gouvernabilité » globale. Dans le domaine économique, une modification des relations entre les États et les marchés est soulevée ; mais aussi une intensification et la réorganisation du commerce mondial, une mise en avant accrue de la compétitivité comparative des nations, et la multiplication de « risques systémiques » comme la destruction de l'environnement ou la transmission contagieuse de la crise financière. Dans le domaine social, on observe l'apparition d'une société civile transnationale en même temps qu'une reconnaissance croissante de sphères d'action publique pour les sociétés privées ; ainsi que l'émergence de mouvements contestataires et identitaires qui se rejoignent pour contrer les effets de la globalisation et de son action sur les communautés locales. Dans le domaine culturel, l'on voit surgir des sociétés multiethniques et multiculturelles, des entreprises de communication globalisées, des flux symboliques transnationaux, une multiplication des conflits de civilisations et entre communautés autour de religions, de valeurs ou de traditions.

Dans sa phase d'installation, l'UiTC est une opportunité pour faire et être une université, un centre d'études, un centre de formation très différents de la tradition formative. L'UiTC est une aventure humaine en prise sur son temps et son histoire et consciente des défis qui lui sont posés en termes de récupération et de préservation d'une modernité à visage humain.

 

Pedro Avendaño Garcés, membre du Comité promoteur de l'Université internationale Terre Citoyenne - UiTC.

Découvrir les anciens Editos

Découvrir les videos Global Café

Découvrir les ECADIM

Découvrir l'université UiTC

 

• Actuellement: Signature manifeste 

• Actuellement: Gardarem et Nant 2011

• Actuellement: Rencontre UiTC mars

Agenda

"Sans les lunettes du citoyen, le scientifique devient aveugle"

Débat: mercredi 18 Janvier 2012 de 14h00 à 18h30

MESA REDONDA: FORMAR AL INGENIERO CIUDADANO

3era conferencia de la cátedra Tierra Ciudadana de la Universitat Politècnica de València. 14-12-2011, 17:00. Transmision en línea.

Comité promoteur UiTC et lancement Chaire TC au Chili

A Reñaca (Chili) du 31 octobre au 5 novembre 2011.