Le saviez vous?

24 000 personnes meurent chaque année en mer sur un total de 15 millions de travailleurs engagés à plein temps dans la pêche en mer. La FAO met en cause principalement la chasse aux économies et le mauvais état de nombre d'embarcations. Les pêcheries les plus dangereuses sont situées dans le nord-est du Pacifique, l'Atlantique nord et la mer du nord.
Source: morningstaronline.co.uk

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ECADIM: L’industrie minière à grande échelle dans la province argentine de Jujuy. Circonstances Contexte et Résistance. Roger Moreau
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La technologie invasive, abusive, polluante, expéditive et destructrice mise en oeuvre par l’industrie minière à grande échelle, est incompatible avec une gestion rationnelle des réserves minérales et aquifères naturelles, avec le respect de l’environnement, de la santé humaine et des structures productives, sociales et culturelles des populations concernées, et, en définitive, avec les Droits de l’Homme. Les conditions économiques scandaleusement favorables octroyée dans le cadre d’une vue à court terme par les gouvernements des pays du sud aux entreprises minières provenant de pays hautement industrialisés, conduisent à une spoliation intolérable des biens naturels des populations concernées. Le discours mensonger, faussement séducteur, négationniste d’impacts environnementaux et sociaux hautement destructifs, ainsi que les pratiques systématiques de corruption dont use le lobby minier pour gagner l’adhésion de ces populations et de ses représentants politiques, contribuent à perpétuer une « culture de la corruption » qui compromet la constitution du « socle » éthique indispensable à l’élaboration d’une société démocratique, pacifique, équitable, et … durable..

 

Pour les raisons évoquées ci-dessus, l’industrie minière à grande échelle peut être considérée comme l’une des causes actuelles particulièrement significatives de bien des fléaux tels que l’exode rural, l’ethnocide, la destruction de réserves aquifères, la désertification irréversible de territoires, et des menaces graves envers les populations contemporaines et les générations futures.

 

Le lobby minier porteur de ces technologies nocives et des pratiques éthiquement condamnables qui les accompagnent, est combattu par des foyers de résistance de plus en plus nombreux. Les populations concernées doivent être soutenues dans leurs luttes. L’agression qu’elles subissent est transnationale, globale, et provient de pays fortement industrialisés et prospères. La Résistance ne peut faire l’économie d’une dimension elle aussi transnationale et globale.

 

Ces luttes sont non seulement nécessaires et légitimes, mais possibles. Elles bénéficient aujourd’hui de la longue histoire de celles qui, conduites selon un esprit et des méthodes adéquates cohérentes avec le respect des personnes et des institutions, ont fait obstacle à des hégémonies dominantes et apparemment toute puissantes. Cette lutte globale bénéficie également de l’indéniable progrès du Droit International Environnemental et des Droits de l’Homme et des Peuples, notamment du Droit des Peuples Originaires.

 

L’auteur de cette étude se réjouit particulièrement de l’inscription de la résistance à l’industrie minière à grande échelle, parmi les cinq axes thématiques qui structurent l’action de l’ Association des Populations de Montagne du Monde, ainsi que du soutien déterminant du Collectif "d’un plateau à l’autre" (Paris) (http://dunplateaualautre.over-blog.com/) à la Résistance au projet de mine d’uranium de Tilcara, et, plus largement, aux résistances des populations indigènes dans la Province argentine de Jujuy, et ailleurs.

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