Le saviez vous?

La gestion en bien commun constitue aujourd’hui un patrimoine millénaire de connaissances citoyennes, de savoir-faire et de formes d’organisation et de régulation qui se projettent vers l’avenir - Voir la rencontre de Guérande. Lire+

Éditorial Février 2014


Se relier est notre commun

Photo de Pierre Mollo

 

Cette période est vivifiante. Je ne cesse d y croiser un ensemble d’initiatives stimulantes même si leur enchainement rapide ne laisse pas toujours le temps de mesurer complètement l’importance de chacune.

Suite aux rencontres de Guérande, c' est en Bolivie que l’UiTC a pu participer a une rencontre sur les communs organisée par la fondation Solon, les 21 et 22 novembre : « Biens communs et nouveaux paradigmes de civilisation ». L’ensemble des supports de présentation et des vidéos sont disponibles sur le site de la fondation.

L’univers des communs a de profondes racines aux pays de la Pachamama, Terre-mère, et du Sumaj Kawsay, le bon/bien vivre. L’occasion d’y découvrir de multiples expériences, en particulier la coopérative vénézuélienne Cecosesola, fondée en 1967 et regroupant 50 organisations, 20 000 membres dont 1200 salariés, ou encore le réseau brésilien Fora do Eixo, initialement réseau d’artistes devenu aujourd’hui aussi une université libre, une banque, un parti et un média.
 

La rencontre incluait un volet sur les biens communs de la connaissance, ces biens qui ne se divisent pas, mais au contraire, se multiplient en se partageant : enjeux des creative commons, défi de la production de connaissances et de savoir-faire en mode ouvert…

Tout ceci entre en résonnance par exemple avec le travail en Equateur animé par Michel Bauwens, l’allocution de Ricardo Petrella sur « Comment penser la gestion des biens communs pour tous ? » lors du colloque » lors du colloque « Penser et construire de nouveaux référentiels pour concevoir les politiques économiques de demain »  organisé par le ministère de l’économie et des finances français, ou encore la publication toute récente en français de l’ouvrage de David Bollier sur « La renaissance des communs » aux éditions Charles Léopold Mayer.

Plus largement, ces rencontres se situant dans l’action, je les lierai à d’autres initiatives qui concourent également à cette réflexion, simplement en y renvoyant ici : lancement d’une session pilote de la formation « Agir-Penser en complexité » développée grâce à l’UiTC est proposée sur 2 jours en présentiel à Toulouse ; veille sur le travail mené par la Fondation Sciences Citoyennes sur la recherche participative ; immersion dans les pôles territoriaux de coopération économique comme à la Serre et dans la dynamique des fameux Fablabs - Fabrication Laboratories comme Artilect.

Ces incursions dans les communautés du libre amènent à proposer le concept d’Open SocialWare. Les communautés Open Source en informatique ayant donné naissance à des projets Open Hardware comme Arduino ou WikiSpeed, l’idée est d’essayer de rajouter l’enjeu social d’envergure aux enjeux technologiques dans la co-conception d’un produit dont la finalité est d’abord solidaire. La Voie Bleue, née après 3 ans d’incubation dans l’association Plancton et Innovations s’attache à la conception ouverte d’appareils de production domestique de spiruline pour permettre à chacun de mieux s’alimenter par l’autoproduction d’un bien alimentaire de grande qualité.

Pour conclure cet édito tissé d’entrelacs en revenant au titre proposé, on peut se demander quel est le dénominateur sur cette thématique des biens communs. Est-ce que ce sont « des biens », objets externes à nous-mêmes qu’il nous faut préserver pour assurer notre survie ? Ou notre capacité à  « faire en commun », c’est-à-dire à cultiver la coopération autour de  responsabilités tournées vers les générations futures ? Edgar Morin nous dit que nous sommes à la préhistoire de l’humanité ; bien des aptitudes sont à travailler et à développer pour vivre bien et ensemble, entre êtres vivants. L’époque d’un far west sans limite est révolue ; le luxe de la coopération, du respect et de la solidarité est aussi devenu nécessité. Reconnaître cela, collectivement, n’est-ce pas le défi ? Il y a un grand avantage à voir ce luxe comme une nécessité même s’il nous ramène dans le champ réduit de la survie : celui de réconcilier l’intérêt général et l’intérêt individuel. Etape nécessaire peut-être pour cheminer d’une culture de la peur dominée par des intérêts privés vers une culture de la confiance entraînée par cet intérêt général coïncidant dès lors avec l’intérêt individuel.


Georges Garcia
Membre de l’équipe UiTC et porteur du Projet « La Voie Bleue – Faire de la spiruline et des microalgues un aliment pour tous »

 

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